Ligurie (3) : Portovenere et Palmaria, le Golfe des Poètes

Après avoir longé les Cinque Terre, nous avons poursuivi sur une portion de côte toujours plus abrupte, avec des maisons perchées haut sur les falaises, au-dessus d’étroites grèves de galets sur lesquelles la houle déferle.

Carte sur parconazionale5terre.it

Portovenere

Après 4 heures de navigation depuis Monterosso, nous apercevons enfin l’entrée de la passe vers Portovenere, signalée par une belle église romane plantée sur une pointe rocheuse fortifiée.

Eglise San Pietro (XIII s), passe de Portovenere

Un magnifique port nous accueille, enserré dans une ville fortifiée. Le long des quais, de hautes maisons étroites et colorées forment un ensemble très esthétique.

Portovenere, ville fortifiée et port de plaisance

Isola Palmaria

Nous traversons vers l’île Palmaria toute proche pour y chercher un point de bivouac. Nous trouvons notre bonheur à l’Est de l’île. Garnie de bois et territoire des goélands, cette grève correspond au bivouac que nous attendions, sauvage et tranquille.

Bivouac sur Isola Palmaria

En face, de l’autre côté du golfe, des sommets enneigés nous offrent un tableau original.

Vue sur l’extrémité nord de la chaîne des Apennins

Le lendemain, nous mettons le cap vers le large pour virer les petites îles satellites de Palmaria.

Pointe sud de Palmaria

Tino et Tinetto

La partie Est de Tino est une zone militaire qui nécessite de naviguer à distance de la côte. On arrive vers Tinetto et on aperçoit quelque chose au large qui ressemble à une balise…

Tinetto et un amer plus au large…

En s’approchant on découvre une statue de la Vierge, scellée à une roche invisible. Dans le courant, la statue orientée vers le large nous saisit d’émotion.  Ave Maria Fulgida

Nous découvrons les falaises de la côte ouest de Tino. La houle vient dérouler dans l’anse formée entre les deux îlots, jusqu’au fond d’une passe. Les lieux sont majestueux.

Pointe sud de Tino

Nous savourons en étant les seuls sur les lieux et remettons le cap vers Portovenere.

Côte ouest de Palmaria

Portovenere vu des hauteurs de Palmaria

La Spezia

Le golfe de La Spezia, ou golfe des Poètes, est une rade dont l’accès est protégé par une longue digue en travers du golfe. Toutes sortes de bateaux naviguent dans la zone, y compris des cargos. La partie Est de la rade est en grande partie zone militaire.

Le fond de la rade n’offre aucun débarquement possible en dehors des quais ou des digues. L’avantage de La Spezia est la proximité de la gare qui permet de récupérer la voiture restée à Riva Trigoso.

Débarquement sur les quais de La Spezia

Nous avons exploré la zone à terre et avons fait le constat qu’il est très difficile d’envisager un embarquement en kayak et un parking dans le secteur de La Spezia.

Conclusion

Le Parc naturel régonal de Portovenere comprend un petit archipel splendide, en particulier grâce à la beauté de ses falaises.
L’accès en kayak se mérite car il est difficile du point de vue logistique depuis La Spezia, et un peu long depuis Levanto !

Nous ne nous attendions pas à tant de beauté et de charme, ces lieux préservés nous ont conquis hors saison.

Mer Naturae, sculpture de Scorzelli. Portovenere

Ligurie (2) : Les Cinque Terre, par terre et par mer !

Notre parcours de Sestri Levante à La Spezia nous a fait passer par les Cinque Terre. Il s’agit de cinq villages très pittoresques accrochés sur les falaises. Ils sont isolés dans leur environnement de montagnes. Ils ont tous un accès par la mer, mais il est souvent difficile !

Vernazza

Doublement protégés par un Parc National et une Aire marine protégée, ils sont aussi classés au patrimoine mondial de l’humanité. Les visiteurs affluent par le train régional qui dessert chaque village, par les sentiers de randonnée, et aussi par la mer avec différents bateaux.

Nous les avons parcourus par terre et par mer, ils sont tous différents et charmants.

Carte sur parconazionale5terre.it

Monterrosso

Le plus grand des villages, avec des plages au fond d’une grande baie. Nous en avons fait notre base pendant 2 jours, pouvant ainsi consacrer une journée à terre en prenant le train.

Monterosso au fond d’une grande anse

Un forfait journalier permet de visiter les villages à sa guise, les trains passent toutes les 20 min, c’est vraiment la solution idéale.

Vernazza

Une petite plage de sable dans le port, c’est rare. Des digues en protègent l’entrée, cela ne veut pas dire que c’est confortable quand il y  a de la houle !

Arrivée royale à Vernazza

Les balades sur les hauteurs de Vernazza, plantées de citronniers, sont pleines de charme.

Vernazza, plage de sable à l’ouest et plage de galets à l’est

Corniglia

Le seul qui n’a pas sa gare au cœur du village, il y a encore de nombreuses marches à gravir pour y accéder !

Par la mer on découvrira ce que nous n’avions pas détecté en visitant le village : un petit accès maritime, mais il est très peu pratiquable !

Cornigila

Manarola

Quand on sort de la gare, on voit des bateaux traditionnels en bois dans la rue principale ! Ils sont hissés jusque là par une cale et donnent un charme fou à ce village. Le tout est lové dans un cirque planté de vignes.

Manarola

C’est une étape incontournable, mais par la mer la cale reste très inconfortable pour débarquer en kayak, même s’il n’y a que peu de houle !

Cale dans le port de Manarola

Riomaggiore

Le dernier sur notre parcours, on ne l’a pas visité par la terre, on comptait le faire par la mer. Eh bien le débarquement s’est avéré très difficile, avec une petite houle (0.5-0.8 m) !

Riomaggiore

La pause s’est faite sur l’eau et on a continué notre chemin jusqu’à Portovenere !

Conclusion

Ces villages ont un caractère exceptionnel et valent d’être visités côté terre pour en apprécier tout le charme. Fin mars, l’affluence se fait déjà sentir à terre mais est inexistante sur l’eau. Les seuls villages où l’on peut faire escale sont les 2 premiers : Monterosso et Vernazza. Ensuite il ne faut pas espérer débarquer avant Portovenere ! Tout ce parcours côtier est un régal !

A suivre :
Ligurie (3) : Portovenere et Palmaria, le Golfe des Poètes