Côte varoise : la calanque du port d’Alon

Nous poursuivons notre virée sur la côte varoise. Après l’archipel des Embiez, cette 2ème journée d’un weekend de janvier 2018 nous mène à l’ouest de Bandol.

Notre objectif est d’atteindre la calanque du port d’Alon, sur un itinéraire où nous serons seuls…, ce sera donc par la mer !


Itinéraire de La Madrague à Bandol, carte Geoportail

Nous embarquons à l’extrémité Est de la Baie de La Ciotat, La Madrague, à Saint-Cyr-sur-Mer.

 

La plage, à l’abri de la digue du port, offre une mise à l’eau facile avec un parking qui la jouxte.

 

 

Nous profitons des lieux hors saison, le parking est payant presque toute l’année…

 

 

 

Dès que l’on contourne la digue, un panorama plein de promesses s’offre à nous. La houle vient dérouler jusqu’au fond de la Baie de la Ciotat, une plage à surf se devine à la plage des Lecques.

Nous longeons la côte en direction de la Pointe du Défens. Dès que nous franchissons la Pointe Fauconnière, la mer est agitée par la houle et le ressac sur les falaises. Nous sommes seuls à cette saison, l’ambiance est sauvage et marine.Pointe Fauconnière

Ce n’est qu’après avoir contourné la Pointe du Défens que la mer est plus calme, mais toujours houleuse. Enfin, la Calanque du Port d’Alon s’offre à nos yeux, nous laissant le choix entre deux plage de galets, nous choisissons la plus petite.

Nous voici à terre et la fréquentation des lieux nous surprend alors que nous sommes en janvier, c’est vrai la journée est belle mais cela laisse à songer sur le manque de tranquilité aux beaux jours… Calanque du Port d’Alon, plage ouest

Nous longeons les grandes falaises de La Baie de la Moutte.

Baie de la Moutte

Nous poursuivons Jusqu’à la petite île Rousse, inhabitée et inabordable, située avant l’île de Bendor.

Ile Rousse, au fond le Bec de l’Aigle (La Ciotat)

Puis nous revenons sur nos pas, en franchissant à nouveau les pointes successives tourmentées par la houle.

Avant la calanque du port d’Alon

Après la Pointe du Grenier, nous rejoignons le port de La Madrague.

Avant de quitter les lieux, nous profitons d’une balade sur le sentier côtier qui part du port.Coucher de soleil de janvier à la Pointe Grenier

Conclusion

Cette boucle de 8 milles nautiques est remarquable pour sa succession de pointes rocheuses et de falaises, qui dissimulent une belle calanque propice à une halte.

En savoir plus

  • Cet itinéraire est décrit dans le Guide kayak de mer Méditerranée, 50 itinéraires (en cours de réédition chez Le Canotier) – N°23 : Port d’Alon

Côte varoise : l’archipel des Embiez

L’archipel des Embiez est très accessible car proche de la côte. Il offre deux facettes contrastées, l’une douce et protégée entre la grande île et la côte, l’autre marine et sauvage à l’ouest.

La zone est bien adaptée pour une petite sortie hivernale en bonnes conditions, nous en avons profité en janvier.

Carte Géoportail, environs de l’archipel des Embiez

En quittant Le Brusc, on laisse à babord le grand port de plaisance de Saint-Pierre des Embiez, puis à tribord l’île du Petit Rouveau. On met le cap sur l‘île du Grand Rouveau qui marque l’entrée de la rade du Brusc.

Carte Géoportail, itinéraire dans l’archipel des Embiez

Cap sur l’île du Grand Rouveau

A l’ouest de l’île, un embarcadère est aménagé pour les bateaux, nous débarquons à la petite plage attenante.Embarcadère du Grand Rouveau

Nous empruntons le sentier d’accès au phare. L’île a été acquise par l’Etat en 1860 pour y établir un phare. Bâti avec le calcaire de Bandol et la pierre de Cassis, il présente une belle calade de galets sur la terrasse.Phare du Grand Rouveau

L’île est un refuge sauvage de 5 ha, elle culmine à 31m, offrant quelques beaux belvédères. Elle est la propriété du Conservatoire du littoral et est protégée pour sa belle diversité floristique.

Après une pause agréable et bien protégée du vent, nous poursuivons en virant l’île. A l’ouest la houle et le vent se font sentir.

A l’ouest du Grand Rouveau, ambiance marine et sauvage

Retour vers la grande île, l’île de la Tour Fondue. Après la Pointe du Cougoussa, l’ambiance est à nouveau plus douce et méditerranéenne.En passant le Détroit du Grand Gaou

Une petite plage au sud-est de la grande île permet de faire escale et de monter jusqu’à la tour à la Pointe du Cougoussa. Nous en profitons pour admirer le paysage à 360°.Vue sur l’île de la Tour FondueVue sur l’île du Grand Gaou et au fond le Cap Sicié

Après être revenus par la rade Du Brusc pour emprunter le passage entre le Petit et le Grand Gaou, on retrouve une belle vue sur la grande île.

Vue sur la Pointe du Cougoussa, île de la Tour Fondue

Soirée d’hiver en Méditerrannée. Le Grand Gaou, accessible à pied par une passerelle, est un beau spot à coucher de soleil.

Le Brusc, plage de départ et d’arrivée, juste à côté du port

Enfin pour finir la journée, il y a une délicieuse petite adresse sympa à Sanary-sur-mer :
La Reine des tartes !

En savoir plus

  • Cet itinéraire est décrit dans le Guide kayak de mer Méditerranée, 50 itinéraires (en cours de réédition chez Le Canotier) – N°24 : L’archipel des Embiez
  • Les points de mises à l’eau sont situés sur kayakalo : en partant du Brusc, la traversée est très courte mais le parking est très petit

Sardaigne NE : l’archipel de la Maddalena

En novembre 2017, nous sommes partis 10 jours en Sardaigne dans l’idée de naviguer dans l’archipel de la Maddalena. Cette randonnée en kayak de mer fait suite à notre 1er périple en Sardaigne Est, en juin 2017.

Le granit sous forme de taffoni (cavités) façonne l’archipel

Parti de Livourne (Italie), notre ferry nous a débarqués à Golfo Aranci, près d’Olbia. Accueillis dans une atmosphère très fraiche, 6-7°c !, nous avons vite déchanté. Le temps s’est avéré humide, frais et venté pendant tout notre séjour. Les prévisions météo, prises les jours précédant notre arrivée, ont brusquement changé. Il a fallu renoncer à un séjour « tout en kayak » pour panacher avec des jours à terre. Au final, nous n’avons fait qu’une virée de 3 jours en kayak, et encore en étant bloqués à terre le 2è jour !

Voici le récit de cette virée de 3 jours dans l’archipel de la Maddalena. Il nous a permis d’avoir un aperçu hors saison de cet archipel tant convoité.

Extrait de la Navicarte N°1008 Propriano bonifacio maddalena

Spargi

Le jeudi 9 novembre 2017, nous embarquons à Palau pour 3 jours de navigation selon les prévisions météo.

Palau, point d’embarquement

Après avoir longé la côte jusqu’à la Punta Sardegna, on met le cap sur Spargi.

Spargi

On repère au sud une magnifique plage avec un abri sous roche, il pourra être utile en cas de pluie.

Cala Corsara

On démarre le tour de l’île par l’Est, la mer est calme et la côte protégée dévoile quelques belles plages de sable.

Côte Est de Spargi, en arrière plan les sommets enneigés de la Corse sud !

Puis au nord-est de l’île, la côte s’élève et devient rocheuse, la présence d’une petite houle  nous surprend ! On contourne pour passer sous l’isola Spargiotto, le vent est modéré, 3-4 Bft, mais la mer est houleuse.

On boucle le tour de Spargi pour rejoindre la cala Corsara repérée plus tôt. On s’installe sous le rocher et on se baigne avant la nuit, eh oui même en novembre ! 😉

En soirée la pluie et le vent rafraîchissent l’atmosphère, mais les prévisions météo nous laissent confiants pour le lendemain.

Bloqués à Spargi !

Le vendredi 10 novembre au matin, le temps a changé et les prévisions aussi ! Gros vent d’ouest, pas question de bouger. On avait pourtant tout replié, prêts à partir, mais il a fallu se résigner, la mer est très agitée dès le matin à l’Est de l’île.

Bivouac sous taffoni, cavité dans le granit rose

Nous allons rester sous notre rocher, bien à l’abri de la grosse pluie qui va tomber toute la journée et du vent 6 Bft qui ne mollira pas. En fin de journée, nous avons fait une petite sortie à terre vers la plage du sud-ouest. C’est un crève-cœur de découvrir sur le sable les traînées de particules de plastique que la mer vient rejeter.

Plastique en décomposition : particules de toutes tailles

A terre, il n’est pas possible d’aller bien loin car le maquis barre l’accès à cette île sauvage et inhabitée. En fin de journée, une éclaircie dévoile le coucher de soleil.

Eclaircie pour le coucher de soleil sur cala Corsara

Enfin les îles !

Le ciel reste mitigé, assez gris, mais il y a peu de vent, 2-3 Bft. On peut mettre le cap sur Budelli ! Une grosse journée de navigation nous attend, bien méritée. En effet, depuis Spargi nous pouvons envisager cette longue journée de 20 milles pour rejoindre Palau.

Spargi, côte nord-est

On rencontre à nouveau cette houle d’ouest entre Spargi et Budelli, elle gonfle en s’engouffrant entre ces 2 îles qui font un goulet sur des fonds qui remontent. Annoncée 0,5 m par les prévisions, elle est plutôt de 1,5 m dans cette passe.

Cap sur Budelli

Après une pause sur la plage sud, on rejoint la fameuse « plage rose », totalement interdite d’accès par la terre comme par la mer, pour en protéger son beau sable. Un gardien est présent dans sa petite maison en arrière de la plage. Nous sommes dans le Parco Nazionale dell’Arcipelago di La Maddalena.

Budelli ouest, entrée du « lagon »

On continue à longer l’Est de Budelli, surtout rocheux, pour rejoindre le « lagon », cette surface protégée entre les 3 îles : Budelli, Razzoli et Santa Maria. La mer dévoile des teintes turquoise mais il n’y a pas assez de soleil pour observer l’explosion de couleurs que l’on devine. Nous avons le privilège d’être seuls au cœur de cet ensemble d’îles sauvages et inhabitées, et tant convoitées par les bateaux en saison.

Isola Corcelli, cala Ponente

On continue sur Santa Maria, à l’Est, puis les îles à l’extérieur, pour revenir sur Punta Marginetto, au nord de Maddalena.

Punta Marginetto, au fond la Caprera

On passe entre Maddalena et Caprera, sous le pont, et retour à Palau dans la fraîcheur et l’humidité. Maddalena est très urbanisée et les ferrys entre l’île et le continent sont incessants.

Ile Maddalena

Conclusion

Cette virée ne nous a donné qu’un aperçu de l’archipel, il est évident qu’il y a là un potentiel à explorer en kayak en faisant le tour de toutes ces îles fascinantes. Plus largement, il y a dans cette zone un très beau site de navigation : les Bouches de Bonifacio, les Lavezzi et la Corse sud… Mais toute la zone est fréquentée en saison et nécessite de bonnes conditions météo, pas trop venté et sous le soleil pour en apprécier toutes les teintes !