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Sardaigne Est (6) : le Golfe d’Olbia et le Cap Figari

Au nord de l’aire marine protégée de Tavolara, depuis le Capo Ceraso, on peut longer la côte vers la Punta Ruja.

Entre Capo Ceraso et Punta Ruja

Ce beau massif granitique rose offre un magnifique parcours entre ses rochers.

Rase cailloux dans le granit rose

Le Golfe d’Olbia

Nous avons continué vers le fond du golfe, les aménagements et complexes touristiques sont présents dans toutes les grandes anses.

Traversée du chenal d’accès au port d’Olbia

Nous avons rapidement quitté cette zone à la voile car les ferrys traversent le golfe, et les avions le survolent.

Dès que l’on passe la pointe de Pitulongu, c’est plus calme mais il y a toujours des complexes sur les grandes plages.

Puis on vise Golfo Aranci pour faire le plein d’eau, cela s’avère moins facile que prévu. L’eau du port est dite non potable, finalement on demande à un restaurant d’utiliser un robinet.

Port Golfo Aranci

Tout est ok, on met le cap sur l’île Figarolo en espérant bien y bivouaquer, nous avons aperçu ce secteur lors de notre arrivée en ferry plusieurs jours plus tôt.

Cap sur l’île Figarolo

L’île Figarolo

C’est une merveilleuse petite île montagneuse avec une plage convexe au sud-ouest. En face de cette plage, une ferme aquacole est installée à environ 200 m. Elle attire les grands dauphins et fait de cette plage un site idéal pour les observer !

Plage de Figarolo

En effet, cette bande de grands dauphins reste constamment dans les parages. En soirée, vers 17h, les bateaux de « dolphin watching » affluent. Les dauphins suivent ces bateaux et font des cabrioles, grand spectacle !

Plus tard, une mouflonne apparaît sur la plage avec son petit. Surprise de nous voir, elle détale ! La présence des mouflons engendre des tiques qui colonisent la végétation du haut de plage, attention !

Des mouflons sur Figarolo

Enfin, on s’endort avec les cris des puffins qui se rapprochent des côtes dès la nuit tombée.

Le cap Figari

Le matin, des bateaux viennent nourrir les poissons de la ferme, les dauphins rappliquent et se faufilent entre les bassins, ils sont à l’affût des poissons venus se nourrir autour des bassins.

Nourrissage à la ferme aquacole le matin

Enfin, on prend la direction de Cala Graeca pour ensuite longer le majestueux Capo Figari.

Vers Cala Graeca

Falaises du Cap Figari

Nous sommes au pied de ces immenses falaises que nous longeons en aller-retour.

Finalement, nous traversons le Golfe d’Olbia pour revenir vers le Capo Ceraso, porte d’entrée de l’Aire marine protégée de Tavolara.

Le Capo Ceraso

Conclusion

Ce fut une très belle boucle. Ces sites sont accessibles directement en sortant du ferry à Golfo Aranci. La traversée du golfe d’Olbia doit se faire dans de bonnes conditions et avec vigilance car le trafic des ferrys y est dense.

A suivre : 
Sardaigne Est (7) : faune et flore

Sardaigne Est (5) : l’aire marine protégée de Tavolara

Après notre virée de 8 jours de kayak en aller-retour dans le Golfe d’Orosei, nous remontons vers Olbia avec notre voiture.


Tavolara, l’île montagne qui fait rêver

Nous allons vers Capo Coda Cavallo, au nord de San Teodoro. Nous visons précisément le camping Calacavallo (sur la Punta Molara) qui nous a été conseillé par Yannick de Alpine Paddle. C’est une bonne adresse car on peut charioter vers la plage à 300-400 m directement depuis le camping. De plus l’accueil et la propreté sont irréprochables et on peut laisser la voiture sur le parking extérieur si on veut partir plusieurs jours.

Cap sur Molara, Tavolara en arrière

Aire marine protégée

L’aire marine protégée de Tavolara-Punta Coda Cavallo démarre au sud du Golfe d’Olbia, et s’étend jusqu’à San Teodoro.

Nous avons particulièrement exploré ses deux grandes îles, Tavolara et Molara, toutes proches de la côte sarde. Deux zones sont en réserve intégrale et donc interdites à toute navigation, elles sont en rouge sur la carte.
Ci-contre, la carte de la règlementation (pdf).

Cap sur Molara, île plate vue de la côte, en comparaison de l’immense Tavolara. Pourtant Molara est une île magnifique qui recèle de nombreux trésors.

Molara

Une accueillante plage de sable au sud-ouest nous offre une belle plongée. De nombreuses espèces de poissons se cachent dans les herbiers de posidonie, ainsi que quelques grandes nacres ancrées dans le sable.


Sable blanc et spot de baignade au sud-ouest de Molara


Une vie sous-marine à découvrir

L’île est très sauvage, elle ne compte qu’une seule habitation, près de cette plage. En faire le tour est un régal en rase cailloux le long de sa côte déchiquetée de granit rose.


Dentelles de granit au nord-est

A la pointe sud-est, Punta di Scirocco, une colonie de goélands d’Audouin occupe les lieux. C’est un goéland rare en France, et uniquement en Corse, qui n’en compte qu’une centaine de couples.
Goélands d’Audouin, au bec rouge sombre


Falaises rocheuses sauvages, territoire de la colonie de goélands d’Audouin

Le contraste est saisissant avec le milieu terrestre où les vaches et les chèvres férales entretiennent le maquis.


Taureau et vaches sardes

A la nuit tombée et avant l’apparition de la lune, les puffins yelkouans viennent visiter les parages, en poussant leurs cris, tels des pleurs de bébés…!


Tavolara, vue de Molara

Tavolara

Traverser entre Molara et Tavolara impose de faire un bac car le courant est sensible entre les deux îles.


Bac entre Tavolara et Molara

Tavolara, l’île montagne haute de 656 mètres, est somptueuse et attire les visiteurs : baigneurs, grimpeurs, ornithologues.
Anse Spalmatore di terra, seul accès à l’île

A l’ouest, un tombolo de sable crée de belles plages. C’est par ce côté que l’on accède à l’île, qui par ailleurs ne propose aucun débarquement. L’escale permet de boire un verre et de faire le plein des vaches à eau aux wc publics.

Un sentier pédagogique permet de parcourir la dune protégée.

Un programme européen protège les puffins yelkouans, dont Tavolora abrite environ la moitié de la population mondiale !

 

 

 

Les falaises sont abruptes tout autour de l’île. Elles attirent les bateaux semi-rigides qui viennent découvrir les arches et grottes dans lesquelles repose une statue de la Vierge !
Falaises calcaires convoitées au sud-est de Tavolara

La partie Est de la côte est interdite d’accès car la zone est militaire. Il faut donc naviguer au large de la zone balisée.
Zone militaire inaccessible – fort, arche et plage – à l’Est de Tavolara

Conclusion

Ces deux îles nous ont tellement plu que nous leur avons consacré plusieurs jours, pour en savourer toute l’ambiance, à diverses heures du jour et de la nuit !


Camp de base, en bois de grève…

A suivre :
Sardaigne Est (6) : le Golfe d'Olbia et le Cap Figari

Sardaigne Est (4) : conseils pratiques

La Sardaigne Est nous a ravis car l’accueil, les prix et la simplicité ont été de mise partout ! On peut donc faire toutes ses courses sur place, et trouver des solutions simples pour laisser la voiture, dans un camping par exemple (voir les articles précédents).

 

Comment y aller

En ferry si vous voulez emporter vos kayaks, soit en passager piéton avec un chariot, soit sur le toit de la voiture. Au départ de Nice le trajet est direct pour la Sardaigne Est, arrivée à Golfo Aranci, près d’Olbia.

En avion, avec des kayaks fournis sur place. Vous pouvez opter pour la location de kayaks (nous avons rencontré un groupe qui a loué auprès de Cardedu Kayak), ou alors pour la randonnée accompagnée (nous avons rencontré Patrick de Ugayak). A consulter aussi : le kayak Sardaigne tour de Thierry.

Un paradis bleu convoité

Quand y aller

Le Golfe d’Orosei est un haut lieu touristique qui est très fréquenté, même en juin. De nombreux bateaux semi-rigides accèdent à la zone depuis Cala Gonone ou Santa Maria Navarrese. Les plages et spots de baignade sont rapidement envahis dans la matinée.

Le seul avantage de la haute saison est la mise en service de la ligne de ferry Olbia-Arbatax en juil/aout/sept. Cela permet de faire un trajet simple en kayak et de remonter en ferry, mais franchement, étant donnée la fréquentation, cette zone est à faire hors saison, en aller-retour ou en aller simple avec la possibilité de remonter en bus (horaires des lignes).

Bivouac sur la grève à Molara, réchaud à bois

Les mois de mai et octobre semblent être les plus indiqués pour parcourir cette zone, alors moins fréquentée et moins torride. A l’automne, la mer est chaude mais la nuit tombe vite…

Bivouaquer

Le bivouac en Sardaigne est aisé, les emplacements sont nombreux et d’accès facile. Un équipement léger suffit, une tente légère, ou seulement une moustiquaire, pour des nuits à la belle étoile. Un hamac doit être aussi une bonne solution, mais on ne la pratique pas encore !

Cabane construite avec le bois de grève

Grande plage dunaire au sud de Orosei, en avant d’une plantation de pins parasol

Se protéger du soleil

Sur l’eau, la meilleure protection, c’est d’abord de se couvrir ! Avec des manches longues et un chapeau à bords larges et rigides pour ne pas plier avec le vent. Avoir un chapeau de rechange en cas de perte est une bonne idée aussi.

La crème solaire est indispensable en complément sur le visage, les mains… et en stick sur les lèvres car là aussi ça brûle très vite ! En soirée au bivouac il est utile d’avoir une crème hydratante et apaisante pour la peau soumise au sel et aux coups de soleil.

Montage du tarp sur les kayaks

L’ombrage pour des pauses à terre en journée est indispensable, rien ne vaut l’ombre d’un arbre mais il n’est pas toujours là où on en aurait besoin. Les places à l’ombre d’une falaise ou d’une grotte sont chères aussi, alors il vaut mieux avoir son propre système. Sous le classique tarp, il fait vite très chaud, l’idéal est une toile d’ombrage car elle laisse passer l’air dans des petits trous. C’est vraiment du soleil qu’il faut chercher à se protéger, pas de la pluie !

Montage tarp et pagaies contre un rocher

Cartes

Différentes cartes peuvent être utilisées pour ces randonnées côtières :

Météo

Il y a du réseau partout ou quasi, le smartphone est la solution facile pour prendre la météo.

A la VHF, voici les conseils de Yannick Alpine Paddle : sur toute la côte E et N-E, soit de Santa Maria Navarrese jusqu’à l’Asinara, on peut se mettre en double veille, 16 pour la sécu mais surtout 79 pour les bulletins météo français.

Globalement, la moitié sud de la Sardaigne Est est moins ventée que la moitié nord.

Corde à linge fixée aux pagaies

Se baigner

Intégrer la baignade dans les itinéraires nécessite de ne pas programmer de trop longues étapes. Les plages sont tellement belles et la couleur de l’eau si engageante que l’utilisation de l’équipement palmes/masque/tuba est vivement conseillé, et même plusieurs fois par jour !

Baignade et ombrage d’un genévrier dans le golfe d’Olbia

Se ravitailler en eau

Pour le Golfe d’Orosei, nous avons fait le plein de nos vaches à eau aux robinets (wc publics, voire café ou restaurant) à Cala Gonone. A Cala Sisine, cela doit être possible aussi au restaurant/camping/gite. Au nord de Santa Maria Navarrese, à Spiaggia Forrola, nous avons fait le plein à la source.

Rien à signaler concernant la qualité de l’eau, mais par contre les points de ravitaillement sont peu nombreux. Nous avions 3 vaches de 6 litres (pour 2 personnes) pour avoir une certaine autonomie, puisqu’il faut compter au moins 3 litres/personne/jour (boisson et cuisine comprise).

Etendage à linge en bois flotté

Tiques

Les tiques sont présents sur les côtes et les îles sur lesquelles il y a des animaux : mouflons, chèvres et vaches. Attention à la végétation de haut de plage qui peut en être infestée !

Chèvres férales sur Molara

Conclusion

Pour randonner en kayak en Sardaigne Est, il vaut mieux éviter la haute saison et vivre à l‘heure sarde : se lever tôt pour profiter du levant et de la tranquilité sur l’eau, avoir le temps pour les baignades avec palmes, masque et tuba, et faire la sieste aux heures chaudes !

A suivre : Sardaigne Est (5) : l'aire marine protégée de Tavolara