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Sardaigne SO : Costa del Sud

En juin 2018, nous sommes partis pour explorer la zone ouest et sud-ouest. Après quelques jours, nous avons dû renoncer en raison d’un vent de nord-ouest persistant et apportant de la houle : le Maestrale (Mistral), un vent dominant frais et sec.

Nous avons adapté notre projet pour découvrir une partie de la côte sud, la Costa del Sud.

Carte Michelin IGN-Sardaigne au 1/200 000è

L’appareil photo est tombé à l’eau avec le photographe dès le 1er jour, voici quelques « mauvaises » photos prises avec le smartphone !

Les tours gênoises balisent le littoral, ici Torre di Pixini

C’est une très jolie côte rocheuse, peu fréquentée hors saison. On peut y faire une virée de 3-4 jours en aller-retour.

Nous sommes partis de Porto Budello, petit port de plaisance « atypique » avec ambiance musicale assurée ! Il est situé au bord de la route, et au nord-est de Porto di Teulada.

Petite plage de galets et posidonie à Punta Pirastu, face à Isola Rossa

Le cap est mis sur Capo Teulada, c’est une zone militaire que nous ne pourrons pas franchir au delà de Porto Pirastu. Nous poursuivons en allant virer Isola Rossa. Cette île rocheuse ocre et découpée est une zone de protection faunistique qui héberge une grosse colonie de Goélands leucophées et de nombreux Cormorans de Desmaret.

Nous revenons vers la Costa del sud pour la longer jusqu’à Capo Malfatano.

Capo Malfatano au fond

Punta Tuarreda et Isola Tuarreda

Punta Calarza

Puis nous longeons encore cette côte pour atteindre Cala Sa Guardia, soit une petite vingtaine de milles depuis notre départ. Cette Cala sera notre point final avant de rebrousser chemin.

Les Puffins cendrés et yelkouans sont nombreux et rasent l’eau à 1 ou 2 milles de la côte.

Cala Sa Guardia

Au retour nous profitons d’un magnifique point de bivouac que nous avons repéré à l’aller, entre Capo di Piscinni et Cala Crabittu.

Grève de galets tranquille au nord de Cala Crabittu

Le soir au couchant, nous observons un vol d’une dizaine de Flamands roses.

Conclusion

La Costa del Sud évoque le soleil et la beauté de la côte, nous n’avons pas été déçus !
Nous y avons pris le temps de vivre, en profitant de la baignade sur des belles plages propices au bivouac tranquille.

Table basse en bois flotté

Ligurie (3) : Portovenere et Palmaria, le Golfe des Poètes

Après avoir longé les Cinque Terre, nous avons poursuivi sur une portion de côte toujours plus abrupte, avec des maisons perchées haut sur les falaises, au-dessus d’étroites grèves de galets sur lesquelles la houle déferle.

Carte sur parconazionale5terre.it

Portovenere

Après 4 heures de navigation depuis Monterosso, nous apercevons enfin l’entrée de la passe vers Portovenere, signalée par une belle église romane plantée sur une pointe rocheuse fortifiée.

Eglise San Pietro (XIII s), passe de Portovenere

Un magnifique port nous accueille, enserré dans une ville fortifiée. Le long des quais, de hautes maisons étroites et colorées forment un ensemble très esthétique.

Portovenere, ville fortifiée et port de plaisance

Isola Palmaria

Nous traversons vers l’île Palmaria toute proche pour y chercher un point de bivouac. Nous trouvons notre bonheur à l’Est de l’île. Garnie de bois et territoire des goélands, cette grève correspond au bivouac que nous attendions, sauvage et tranquille.

Bivouac sur Isola Palmaria

En face, de l’autre côté du golfe, des sommets enneigés nous offrent un tableau original.

Vue sur l’extrémité nord de la chaîne des Apennins

Le lendemain, nous mettons le cap vers le large pour virer les petites îles satellites de Palmaria.

Pointe sud de Palmaria

Tino et Tinetto

La partie Est de Tino est une zone militaire qui nécessite de naviguer à distance de la côte. On arrive vers Tinetto et on aperçoit quelque chose au large qui ressemble à une balise…

Tinetto et un amer plus au large…

En s’approchant on découvre une statue de la Vierge, scellée à une roche invisible. Dans le courant, la statue orientée vers le large nous saisit d’émotion.  Ave Maria Fulgida

Nous découvrons les falaises de la côte ouest de Tino. La houle vient dérouler dans l’anse formée entre les deux îlots, jusqu’au fond d’une passe. Les lieux sont majestueux.

Pointe sud de Tino

Nous savourons en étant les seuls sur les lieux et remettons le cap vers Portovenere.

Côte ouest de Palmaria

Portovenere vu des hauteurs de Palmaria

La Spezia

Le golfe de La Spezia, ou golfe des Poètes, est une rade dont l’accès est protégé par une longue digue en travers du golfe. Toutes sortes de bateaux naviguent dans la zone, y compris des cargos. La partie Est de la rade est en grande partie zone militaire.

Le fond de la rade n’offre aucun débarquement possible en dehors des quais ou des digues. L’avantage de La Spezia est la proximité de la gare qui permet de récupérer la voiture restée à Riva Trigoso.

Débarquement sur les quais de La Spezia

Nous avons exploré la zone à terre et avons fait le constat qu’il est très difficile d’envisager un embarquement en kayak et un parking dans le secteur de La Spezia.

Conclusion

Le Parc naturel régonal de Portovenere comprend un petit archipel splendide, en particulier grâce à la beauté de ses falaises.
L’accès en kayak se mérite car il est difficile du point de vue logistique depuis La Spezia, et un peu long depuis Levanto !

Nous ne nous attendions pas à tant de beauté et de charme, ces lieux préservés nous ont conquis hors saison.

Mer Naturae, sculpture de Scorzelli. Portovenere