Archives de catégorie : Randonnée

Norvège sud (8) : fin !

Voici la liste des articles parus concernant la côte sud de la Norvège, d’est en ouest. Ils font suite à une itinérance de 20 jours consécutifs en kayak de mer, de Kragero à Flekkefjord, en passant par la Pointe de Lista.

Clin d’œil final autour de la lanterne de Hatholmen

Retour de Norvège sud (7) : savoir-vivre dehors

Le bivouac est un droit, il est inscrit dans la loi en Norvège, on a apprécié un « savoir-vivre dehors » dans ce pays. Les aires aménagées sont appréciables pour bivouaquer.

Le « service bygg »

Tous les ports, petits ou grands, mettent à dispostion une maison de services : le « service bygg ».

Eau potable, douches chaudes (avec pièces de 20 couronnes), sanitaires, lave et sèche linge sont faciles d’accès et toujours impeccablement tenus. Pour les utilisateurs de passage la douche chaude peut être gratuite, elle devient payante pour un stationnement nocturne. Le réglement se fait à la confiance, grâce à une petite boite située à l’extérieur du bâtiment.

Un barbecue « vanity case » à la main…

Il est même possible de trouver, comme sur l’île de Hidra (Kirkehavn), une grande pièce couverte avec tables et cheminée à disposition.

Et lorsqu’il est possible de dégoter un petit coin de bivouac tranquille avec un accès pédestre au service bygg du coin, alors on tombe dans le grand luxe !

Les espaces aménagés

De nombreux norvégiens fréquentent les espaces naturels pour y pique niquer ou pour y camper. L’espace ne manquant pas dans ces contrées, la promiscuité est inexistante.

Barbecues

Nous n’avions jamais vu une telle diversité de barbecues ! Ils sont toujours propres et ne sont même pas scellés à terre, incroyable !

 

 

 

 

 

 

Toilettes sèches

Dans les espaces aménagés, ou susceptibles de recevoir des visites comme les phares, il y a souvent des toilettes sèches.

On ne voit jamais de papier toilette dans la nature, pourtant les lieux sont très fréquentés en juin et juillet.

Eh oui c’est simple de ne pas laisser de traces avec un peu de bonne volonté : on peut se laver directement à l’eau de mer, ou si on utilise du papier, on le met dans le sac poubelle ou on le brûle plus tard sur un rocher !

Phare Lille Turingen

 

Conclusion

Les aménagements et services sont prévus pour des accès en bateau, donc sur des pontons, mais pas toujours et on finit par s’en accomoder, même en kayak. Le respect des lieux et leur propreté est une constante qui n’a jamais fini de nous étonner !

Retour de Norvège sud (5) : y aller et s’y déplacer

Texte : Laurent Malthieux & Arzhela

Se rendre en norvège sud, avec ses kayaks, implique un long trajet en véhicule afin de rejoindre ces terres septentrionales.

Au départ des Alpes-maritimes, il nous a fallu deux grosses journées de conduite (via l’Italie du Nord, la Suisse et l’Allemagne) pour atteindre la pointe nord du Danemark.

Nord du Danemark

C’est depuis le port d’Hirtshalls que s’offrent plusieurs solutions de ferries pour rejoindre la Norvège. Pour passer la nuit en hôtel à Hirtshalls mieux vaut réserver à l’avance sinon vous risquez de devoir vous rabattre sur ce qui reste et les prix sont quand même assez élevés.

Hirtshals, aller, mer agitée

A partir de là, deux compagnies permettent d’arriver en Norvège : FjordLine et Color Lines.

FjordLine permet de rejoindre, au choix : Langesund, Kristiansand, Stavanger ou Bergen.

La liaison HirtshallsKristiansand avec Fjordline s’effectue avec le « Fjordcat », ferry rapide mais dépendant des conditions de mer. Le jour de notre traversée, le fort coup de vent sévissant a entraîné l’annulation de ce trajet et nous avons été rabattus vers la traversée HirtshalsLangesund, avec un ferry plus gros, moins rapide.

En cas d’annulation du Fjordcat il est utile d’arriver suffisamment tôt pour trouver une place sur un trajet de rechange.

Fjorcat devant Oksoy

Pour ceux qui souhaitent monter un peu plus au nord, explorez la ligne de l’express côtier Hurtigruten qui dessert toute la côte de Bergen à Kirkenes. Assurant le transport des voyageurs et du frêt, il est possible d’embarquer sur ces ferries dans de très nombreux ports de la côte, ouvrant d’innombrables perspectives de navigation au départ de Bergen.

Circuler en voiture

Les routes norvégiennes ne permettent pas d’avaler de la distance. La circulation y est dense et la vitesse très limitée. Prévoir une bonne plage horaire pour effectuer vos trajets.

Les norvégiens ne badinent pas avec la réglementation, alors attention aux amendes, élevées, même en cas de faible dépassement de la vitesse autorisée.

Circuler en bus

Pour l’itinérance en kayak le réseau de bus est très dense et permet d’aller récupérer son véhicule de presque partout. Attention à bien anticiper quand même un point de départ et d’arrivée d’où passe une ligne. En revanche, le trajet peut être long du fait des correspondances.

Pour notre retour, de Flekkefjord à Kragero, il nous a fallu 8 heures de bus (avec deux changements).

 

 

Réseau de bus

Laisser la voiture à terre

Les possibilités de laisser votre véhicule au point de mise à l’eau ne sont pas non plus innombrables. Il nous a fallu un bon moment pour trouver une possibilité à proximité de Kragero, le stationnement longue durée dans le port étant soit interdit soit payant.

En cas de long parcours il est bon d’informer la police locale du stationnement de votre véhicule. La police norvégienne, durant notre parcours, a effectué une demande de coopération aux gendarmes français afin de savoir pourquoi notre véhicule était resté si longtemps à la même place.

Il est conseillé de laisser un petit mot sur la date de retour prévue du type : « gone seakayaking for 3 weeks , will be back on ….., phone number », la Norvège est un pays extrêmement sûr.

Quand à l’option autostop pour aller récupérer son véhicule, elle est vraiment trop aléatoire et semble bien compliquée en Norvège.

Bonne route !

A suivre : Retour de Norvège sud : la faune…