Pagaia : Sécu et sauvetage avec Nigel Dennis et Jean-Marc Terrade

Pour ma 3è et dernière journée d’ateliers du Symposium, j’ai hésité entre Rase cailloux, Kayak au féminin, et Techniques de sécurité et sauvetage, choix difficiles entre thèmes variés et apparemment sans liens…

Rase cailloux me tentait beaucoup pour mettre en application les techniques de pagaie enseignées par Nigel Foster

Kayak au féminin attisait ma curiosité quant à l’approche du kayak par ces intervenantes venues d’autres pays et me laissait imaginer une journée plutôt douce

J’ai choisi Techniques de sécurité et sauvetage dans la perspective de passer la journée dans l’eau, avec une température extérieure qui n’était pas du celle que vous avez eu en Bretagne au même moment je le rappelle…
Pourquoi un tel choix me direz-vous ? toujours de la curiosité je pense et surtout l’envie de progresser sur ce qui me semble prioritaire : notre sécurité sur l’eau.

Une matinée sur les techniques et mises en pratique

La matinée a été consacrée aux techniques de sauvetages tout d’abord à 2, puis à 3, chacun étant dans son kayak, dans des situations d’urgence où l’on dégage rapidement d’une zone sans utiliser les bouts de remorquage.
Au delà de la difficulté à prendre en charge un kayakiste en malaise par exemple, on a pu constater que manœuvrer son kayak rapidement en zone calme est loin d’être acquis pour la majorité d’entre-nous.

On est ensuite sortis du port pour s’exposer au vent force 4 Bf ce jour-là. On a d’abord répété ces mêmes manœuvres avec cette fois le danger réel des rochers et de la falaise vers lesquels vagues et vent nous portaient.
Ensuite on a récupéré un kayakiste à l’eau en mettant en place un remorquage pour éviter de dériver sur les récifs proches.

Tout cela est très instructif parce qu’habituellement on fait des exercices de récupération, basiques pour tout kayakiste, en eau calme et sans vent.
Ce jour là on a mesuré à quel point tout ce complique dans les vagues et un vent force 4. Il faut prendre des décisions rapides, les communiquer avec autorité aux autres, repérer une zone à l’abri sur laquelle se replier.
On a surtout compris que pour être efficace on avait d’abord besoin d’apprendre à maîtriser son propre kayak dans ces conditions.

Une après-midi pour revisiter les basiques

C’est ce qu’on fait l’après-midi : tourner rapidement son kayak autour d’un point fixe ou alors en circulaire, au vent ou sous le vent ; naviguer contre le vent ou en vent arrière (avec jolis surfs).
Tous ces gestes combinent techniques de pagaie et gîte.

Et puis on s’est encore amusés à quelques petites autres choses comme débarquer sur les rochers à flanc de falaise.

Stages et formation à la sécurité et aux techniques de sauvetages :

Sea Kayaking UK, mené par Nigel Dennis, tient son symposium en ce moment même à Anglesey, suivi d’une semaine de navigation, du 30 avril au 08 mai.

Nigel Dennis et Eila Wilkinson
Nigel Dennis et Eila Wilkinson, Llança avril 2011

Jean-Marc Terrade est un expert en la matière et propose des stages à la demande. Il est basé en Bretagne et parler la même langue que l’intervenant est un plus indéniable sur ces techniques qui font appel à beaucoup de détails et d’explications.

Jean-Marc Terrade
Jean-Marc Terrade, Llança avril 2011

Conclusion

Au final on n’a pas passé la journée dans l’eau, il y a tellement à apprendre en restant dans son kayak. J’étais tellement concentrée et occupée ce jour là que je n’ai pas pris de photos…

C’était à la fois une journée rase cailloux, techniques de pagaie, et kayak au féminin dans le sens où l’on a progressé sur la précision et l’efficacité des gestes, en évitant de faire les choses en force.
Et voilà, tout est lié, et j’ai tout eu en une journée 😉

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