Archives de catégorie : Construction

Une visite à l’atelier Kerlo, constructeur bois

Alain Kerbiriou nous accueille dans son atelier de création bois et composite à Saint-Armel (56) sur la presqu’île de Rhuys.

Les kayaks

Les kayaks bois sont construits en sandwich composite : le bois est inséré entre de fines couches de fibre et de résine. Le tout est léger, solide, et insubmersible.

Kerlo - chambre à composites
Pont du kayak « Pilet« 

Les pagaies

Alain fabrique toutes sortes de pagaie à la demande et sur mesure : kayak, canoë, pirogue, stand up paddle…

Kerlo - pagaie bois
Collage des pelles bois d’une pagaie de kayak sur un manche carbone ou nylon

Les boards

En partenariat avec des pros, Kerlo sort de son atelier des short board, long board, stand up paddle…

L’avantage du bois ? solide, léger et en plus c’est beau !

Kerlo - surf
Short board. Et à l’arrière plan le marbre d’un Open canoë

Kerlo - surf - solidité
Quel surfeur oserait monter sur son short board ?

L’atelier

Dans l’atelier, tout est bien rangé

Kerlo - atelier outils
Les outils à bois

Le travail d’Alain n’a pas manqué d’intéresser les experts. Un kayak traditionnel sert de support aux autographes de visiteurs prestigieux.

Kerlo - autographes
Autographe de Dubside

Enfin, l’atelier Kerlo organise aussi des stages de construction de kayak bois & toile.

Kerlo atelier de création bois et composite

Fabriquer sa pagaie bois

Atelier de fabrication de pagaies bois – Vannes – 4/5 février 2012

Par un froid weekend de février, nous sommes quelques uns du CKCV – Canoë Kayak Club de Vannes accompagnés par Jérôme.

Sale temps en mer, pas d’eau en rivière, équipés de thermos on n’est pas si mal dans notre hangar à raboter pendant 2 jours.

Stage initiatique pour ma part à la fabrication d’une pagaie bois, et en premier lieu à l’utilisation des outils du bois.

Voilà donc le morceau de red cedar de départ, y’a du boulot en perspective
Pagaie bois -1

On s’appuie sur des plans, on prend ses cotes, et on trace sur le bois avec équerre et crayon
Pagaie bois -2

Allez il faut se lancer, la danse des scies démarre: la scie égoïne
Pagaie bois -3

la scie japonaise, la scie circulaire, tout y passe
Pagaie bois -4

Ensuite ce sont les rabots qui vont entrer en scène
Pagaie bois -5

De toutes tailles, ils sont à l’œuvre dans une grande partie du travail
Pagaie bois -6

Les copeaux de bois exhalent l’odeur très agréable de ce résineux d’Amérique qui supporte le milieu marin
Pagaie bois -8

Les finitions enfin, il faut arrondir les pales, puis poncer en encore poncer
Pagaie bois -7

Une pagaie bois, ça se mérite, après 2 journées de travail, c’est un vrai plaisir de rentrer chez soi avec cet objet esthétique et odorant.

La véritable récompense c’est quand on la plonge délicatement dans l’eau la première fois, et de sentir très vite qu’entre elle et vous les notes s’accordent rapidement.
En plus avec ce froid de février on se prendrait presque pour des esquimaux 😉

Pagaie bois -9

Visite des ateliers Plasmor

Le vendredi 14 janvier 2011, nous étions un groupe du Canoë Kayak Club de Vannes (CKCV) à être accueilli chez le fabricant de kayaks Plasmor pour visiter les ateliers de moulage et d’assemblage ainsi que le magasin de vente au public où étaient exposés les différents modèles de la gamme avec les accessoires les plus divers et les plus inattendus (voile, moteur électrique, vivier…).

Notre objectif était de découvrir les étapes de la fabrication d’un kayak et les matériaux employés.
Pendant près de 2 heures, le dirigeant de Plasmor, Dominique Bourçois, nous a guidés dans les ateliers et expliqué par le détail comment sont employées les 25 heures nécessaires à la fabrication d’un kayak.

Nous avons ainsi vu les moules dans lesquels on dépose successivement le gel-coat coloré, puis les différentes couches de mat et roving (tissus de verre) et la résine polyester. A un certain stade de la polymérisation, les moules coque et pont sont fixés ensemble pour former l’ensemble « kayak ». Une bande de mat et roving est posée par l’intérieur pour consolider la liaison « coque-pont » et parfaire son étanchéité.

Kitiwec
Eclosion d’un kitiwec *

Nous avons assisté au démoulage, à la pesée du kayak puis enfin aux dernières étapes qui consistent à poser hiloire, siège, cloisons de caissons, puits de dérive, joint de pont, bande d’étrave et accessoires… et à faire des tests d’étanchéité sous pression.

Ce fut très instructif pour nous tous, utile pour l’entretien et la réparation de notre flottille.
Nous sommes repartis avec des kayaks de la gamme, K17 et K19, Kitiwec, Catchiky et Kialivak pour les essayer l’après-midi dans le Golfe du Morbihan.

(*) « kitt-i-vèèik » répété, rapide et nasillard est le cri de la Mouette tridactyle