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Journée sécurité en kayak de mer

Dans le cadre des « weekends échanges » CK/Mer, j’ai participé à la journée « autour des problématiques de sécurité » proposée le 23 mars dans le Golfe du Morbihan (56).

Une session sécu de plus, à quoi ça sert ?

  • Réviser ce que l’on sait et peaufiner les détails qui font la différence. Il y a la règlementation d’une part, mais aussi des moyens plus ou moins adaptés au kayak de mer d’autre part
  • Rassembler des personnes d’horizons variés qui vont partager leurs expériences et connaissances acquises dans d’autres contextes, en France ou ailleurs
  • Repérer ses points faibles
  • Faire le point sur son matériel : l’état et les dates de validité
  • Être plus serein mentalement lorsqu’on doit faire face à une situation de récupération

Un contenu inépuisable

Remorquages
Nous avons fait le point sur les différents systèmes : ceintures de remorquages, bouts lovés sur le pont, bouts courts. En les testant, on peut en déterminer les avantages et inconvénients et les cas dans lesquels ils sont le plus indiqués.

Ceinture remorquage
Ceinture de remorquage largable

Un point important est que ces systèmes doivent toujours être largables, et là encore différentes possibilités existent.

Récupérations
En pratiquant les récupérations, même les plus basiques, on s’aperçoit qu’on a toujours besoin d’entrainement pour aller vite, et qu’il y a des détails qui permettent d’être plus efficace.

On a particulièrement travaillé les récupérations à 2 : chacun son tour à l’eau, ou les 2 à l’eau.

On a aussi expérimenté le cas où une personne a du mal à remonter dans son bateau par des méthodes classiques.
CKMer-recup-personne-fatiguee
CK/Mer faire remonter une personne en difficulté

Enfin, les auto récupérations nous ont bien occupés, différentes techniques existent : remonter à cheval sur le pont arrière, ou bien avec l’aide d’un paddle-float, ou encore en reentry-roll… toutes demandent de l’entrainement.

Kayarchy-re-entry with paddle float
Kayarchy re-entry with a paddle float

Matériel
Il y a le matériel règlementaire, mais aussi il y a le matériel recommandé pour le kayakiste.

Prenons le cas des fusées : les fusées de détresse sont requises au nombre de 3 par la règlementation, pourtant elles ne suffiront pas si vous êtes masqué par des rochers par exemple. Il est donc recommandé d’avoir en plus des fusées parachute qui montent à 100 m.

Autre cas : celui de la VHF. Même si la VHF reste le moyen indispensable pour appeler les secours en mer, il est conseillé de disposer en plus d’un téléphone portable, la VHF ne passe pas partout, le portable non plus d’ailleurs…

Otter box
Otter box : boite étanche et flottante

Une mise à l’eau en mars ?

A la sortie de l’hiver, pendant lequel on a généralement évité de se mettre à l’eau, il est bon de se préparer aux randonnées qui vont se présenter au printemps ou à l’été. La préparation doit se faire suffisamment en amont pour remettre son matériel au point et s’entrainer sur ses points faibles.

Avec un équipement adéquat, une session sécu dans l’eau se fait très bien : une combi sèche ou une combi néoprène intégrale sont requises pour être confort.
Mars ou pas, la température de l’eau sera toujours un prétexte pour échapper à ce type de session, car en Bretagne, même en juin, il faudra le même équipement.

S’entraîner c’est répéter

Répéter chaque année les sessions sécu c’est s’entrainer et se donner plus de chances de bien répondre à une situation qui se présentera et sera fatalement plus ou moins différente de ce que l’on a appris.

Il est important de se sentir concerné quand on pratique une activité nautique, car en mer l’hypothermie est le vrai danger, et ce en toute saison. Il vaut mieux pouvoir compter sur des techniques éprouvées pour ne pas rester dans l’eau…et si ce n’est pour soi, c’est pour être en mesure de porter assistance aux autres…

Profiter des gros coeff pour jouer et s’engager plus avant…

Samedi 21 septembre, j’ai proposé une sortie « perf » à la journée dans mon club, le CKCV – Canoë Kayak Club de Vannes  :

La proposition de sortie « perf »

Intitulé : Perfectionnement dans les courants du Golfe par gros coefficient

Projet : naviguer et esquimauter dans le courant de La Jument par gros coefficient (coeff 104). L’objectif est de profiter de la bonne température de l’eau et de l’air pour se perfectionner dans les courants forts, tout en organisant collectivement notre sécurité.

Public : avoir au moins un an de pagaie, être à l’aise dans le courant de la Jument par coefficients moyens (70-80), connaître les techniques de récupération.

Programme :
– Matin : navigation dans le jusant. Surf à Berder puis exploration des spots du courant de La Jument (reprises et stops, bacs, surf, essais de remontées de courant et de passage de pointe…)
– Midi : bonne pause à Méaban ou à la sortie du Golfe
– Après-midi : retour avec le flot pour s’exercer aux esquimautages pour ceux qui le souhaitent et récupérations dans les veines d’eau de La Jument.

Équipement : casque obligatoire, bout de remorquage souhaité. Pour le midi : prévoir un change et une boisson chaude. 7 places.

Berder-CKCV-21sept2013

Retours sur la journée

La sortie, pourtant ouverte à tous, ne réunit presque que des encadrants du CKCV. L’équipe de 6 personnes est homogène.

La matinée consistant à exploiter les spots du jusant, est « classique » au club, elle est destinée à s’amuser.

L’après-midi, dans le flot, on a été tentés de jouer mais on a gardé nos forces pour prioriser les esquimautages dans des eaux autrement que « calmes » : à la pointe de Kerpenhir, à la balise du Grand Mouton et à la pointe sud de l’île Longue.

Les motivations sont propres à chacun :
– envie de savoir où on en est dans son esquimautage en conditions agitées
– envie de progresser en allant esquimauter en conditions plus difficiles que les eaux calmes habituelles de fin de sortie
– envie de tester son « re-entry roll » (réintégrer son kayak retourné et esquimauter sans rejuper)…

Quand une équipe sûre est en soutien, c’est l’occasion pour tous d’éprouver ses techniques et de dépasser ses limites.

Les esquimautages ne passent pas tous, en particulier à la balise du Grand Mouton, c’est là aussi l’occasion de vérifier nos techniques de récupération.

Récup à l’anglaise !

On en a profité pour tester ensemble la technique dite « anglaise », ou de remontée par l’extérieur. La personne secourue ré-embarque par l’extérieur des kayaks, au lieu d’entre eux, comme on le fait classiquement dans nos clubs.

De l’avis de tous elle est plus facile à mettre en œuvre pour le sauveteur, comme pour le récupéré.
Elle est aussi plus facile et plus sécurisante dans les vagues car les 2 kayaks restent solidaires et ne risquent pas de s’écarter quand la personne remonte.

Recuperation-anglaise
Kayarchy – Réembarquement par l’extérieur des kayaks, au lieu d’entre eux

Pour en savoir plus, voir ici l’excellente animation didacticielle : chapitre « Bases de la sécurité -> sauvetage par crochet-talon »

Mon gilet de sécurité

Je souhaitais acquérir un gilet de sécurité (ou « gilet moniteur »), qui réponde à mes exigences à la fois pour la rivière et la mer.

Il a une poche parfaitement adaptée pour ma VHF et une autre poche pour y stocker mon couteau et mon APN :

Gilet Kokatat - devant

Une poche arrière pour l’eau :

Gilet Kokatat - arriere

Il a tout ce que j’attendais d’un gilet de sécu : il est léger, est équipé d’un bon harnais, il a une bonne flottabilité, bref c’est du bon matos Kokatat, le modèle « Gilet Guide ».

J’en ai fait l’acquisition sur la nouvelle boutique de Navikayak qui diversifie ses produits pour les kayakistes. Au delà des cartes et topos, ce site nous propose désormais d’autres équipements.

Contrairement à ce que laisse supposer la photo, ce gilet n’est pas particulièrement dessiné pour les femmes, il est mixte.

A visiter : la boutique kayakdiroise.fr, l’équipement du kayakiste