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S’initier à la navigation dans les courants

C’est ce que l’on proposait les 12-13 avril à travers le week-end « CK/Mer Initiation à la navigation dans les courants du Golfe du Morbihan » avec des coefficients 65-75.

Progresser en se faisant plaisir était le 1er objectif du weekend, le succès a été au RDV avec 18 personnes présentes.

D-BRETON-Golfe
La balise du Grand Mouton dans le courant de la Jument

Programme

Ainsi pour naviguer en mer dans les courants, avec efficacité et sécurité, nous avons abordé plusieurs points (voir le glossaire) :

  • Observer le plan d’eau et comprendre la mise en place des courants et contre-courants
  • Faire un bac, et se rendre compte que le plus court chemin n’est pas le plus rapide, ni le plus facile
  • Faire une reprise de courant, au fait c’est quoi et à quoi ça sert ?
  • Savoir s’arrêter en faisant un stop dans un contre-courant
  • Faciliter les manœuvres par le contrôle de la gîte et de l’assiette
  • Remonter une pointe à contre courant le plus facilement possible
  • Apprendre à repérer les dangers éventuels dus au courant
  • Faire un remorquage dans le courant…

Le niveau technique initial de chacun, couplé à la dimension émotionnelle, donnent une panoplie de besoins spécifiques à chaque individu. On l’a pris en compte et on a essayé d’y répondre en proposant des programmes variés, par groupe.

L-MALTHIEUX-Golfe
Pause à l’île Méaban

Plaisir

Nous avons été récompensés par une météo calme se prêtant bien à la lecture des courants, doublée de temps de repos et de plaisir à être ensemble dans la bonne humeur et la convivialité.

Au camping de La Fontaine du Hallate, nous avons retrouvé un havre de paix verdoyant, dans lequel les kayakistes sont les bienvenus à prix modique.

A relire pour compléter :
15 avril 2013 – Weekend CK/mer – Initiation aux courants du Golfe

Journée sécurité en kayak de mer

Dans le cadre des « weekends échanges » CK/Mer, j’ai participé à la journée « autour des problématiques de sécurité » proposée le 23 mars dans le Golfe du Morbihan (56).

Une session sécu de plus, à quoi ça sert ?

  • Réviser ce que l’on sait et peaufiner les détails qui font la différence. Il y a la règlementation d’une part, mais aussi des moyens plus ou moins adaptés au kayak de mer d’autre part
  • Rassembler des personnes d’horizons variés qui vont partager leurs expériences et connaissances acquises dans d’autres contextes, en France ou ailleurs
  • Repérer ses points faibles
  • Faire le point sur son matériel : l’état et les dates de validité
  • Être plus serein mentalement lorsqu’on doit faire face à une situation de récupération

Un contenu inépuisable

Remorquages
Nous avons fait le point sur les différents systèmes : ceintures de remorquages, bouts lovés sur le pont, bouts courts. En les testant, on peut en déterminer les avantages et inconvénients et les cas dans lesquels ils sont le plus indiqués.

Ceinture remorquage
Ceinture de remorquage largable

Un point important est que ces systèmes doivent toujours être largables, et là encore différentes possibilités existent.

Récupérations
En pratiquant les récupérations, même les plus basiques, on s’aperçoit qu’on a toujours besoin d’entrainement pour aller vite, et qu’il y a des détails qui permettent d’être plus efficace.

On a particulièrement travaillé les récupérations à 2 : chacun son tour à l’eau, ou les 2 à l’eau.

On a aussi expérimenté le cas où une personne a du mal à remonter dans son bateau par des méthodes classiques.
CKMer-recup-personne-fatiguee
CK/Mer faire remonter une personne en difficulté

Enfin, les auto récupérations nous ont bien occupés, différentes techniques existent : remonter à cheval sur le pont arrière, ou bien avec l’aide d’un paddle-float, ou encore en reentry-roll… toutes demandent de l’entrainement.

Kayarchy-re-entry with paddle float
Kayarchy re-entry with a paddle float

Matériel
Il y a le matériel règlementaire, mais aussi il y a le matériel recommandé pour le kayakiste.

Prenons le cas des fusées : les fusées de détresse sont requises au nombre de 3 par la règlementation, pourtant elles ne suffiront pas si vous êtes masqué par des rochers par exemple. Il est donc recommandé d’avoir en plus des fusées parachute qui montent à 100 m.

Autre cas : celui de la VHF. Même si la VHF reste le moyen indispensable pour appeler les secours en mer, il est conseillé de disposer en plus d’un téléphone portable, la VHF ne passe pas partout, le portable non plus d’ailleurs…

Otter box
Otter box : boite étanche et flottante

Une mise à l’eau en mars ?

A la sortie de l’hiver, pendant lequel on a généralement évité de se mettre à l’eau, il est bon de se préparer aux randonnées qui vont se présenter au printemps ou à l’été. La préparation doit se faire suffisamment en amont pour remettre son matériel au point et s’entrainer sur ses points faibles.

Avec un équipement adéquat, une session sécu dans l’eau se fait très bien : une combi sèche ou une combi néoprène intégrale sont requises pour être confort.
Mars ou pas, la température de l’eau sera toujours un prétexte pour échapper à ce type de session, car en Bretagne, même en juin, il faudra le même équipement.

S’entraîner c’est répéter

Répéter chaque année les sessions sécu c’est s’entrainer et se donner plus de chances de bien répondre à une situation qui se présentera et sera fatalement plus ou moins différente de ce que l’on a appris.

Il est important de se sentir concerné quand on pratique une activité nautique, car en mer l’hypothermie est le vrai danger, et ce en toute saison. Il vaut mieux pouvoir compter sur des techniques éprouvées pour ne pas rester dans l’eau…et si ce n’est pour soi, c’est pour être en mesure de porter assistance aux autres…