Destination Scotland (3) : la sécurité

Le projet de naviguer à l’étranger, dans une zone qui ne nous est pas connue, à deux, nous a amenés à nous interroger sur la question de la sécurité sans se mentir.

Se mettre face aux difficultés potentielles oblige à être autonome et ne permet pas de se cacher derrière une fausse impression de sécurité dans un groupe élargi.

Communication

Comme nous ne partons pas dans une zone isolée, nous avons fait le choix de partir « légers » du côté technologique. Nous n’emportons que des VHF et des téléphones portables de base (sans accès internet).

communication 2

Le mobile, avec une batterie de rechange, servira à échanger des SMS. Nous pourrons, si nécessaire, recharger nos appareils lors de haltes dans un pub ou ailleurs, nous emportons les chargeurs avec un adaptateur aux prises UK.

Météo

Pour prendre la météo, nous avons chacun une VHF, et connaissons les canaux et horaires de diffusion. Cependant, il n’est pas garanti de pouvoir capter le bulletin en tout lieu, et surtout d’être sûr de bien la comprendre.

meteo

Pour cette 1ère expérience, nous avons donc préféré faire appel à un ami, merci Alain, qui nous communiquera chaque soir les prévisions des 3 prochains jours par SMS.
La météo sera prise sur MetOffice (zone Mull) et Winfinder.

Sauvetage

Pour faire face au dessalage, nous sommes entraînés à l’esquimautage et sommes aussi conscients de nos limites. C’est pourquoi nous avons particulièrement travaillé l’auto-récupération ce printemps. On s’est entraînés à plusieurs techniques :

  • En 1er lieu, esquimauter avec la voile : c’est clair ça ne marche pas car la voile nous retient sous l’eau, il faut dont démâter avant d’esquimauter.
  • En 2d lieu, remonter seul après avoir déjuppé : la 1ère méthode consiste à se hisser sur le pont arrière, la 2è méthode se base sur l’aide du paddle float (*). Pour cette dernière, nous avons expérimenté une variante, qui consiste à crocheter l’hiloire avec le talon avant de se hisser (**). Cette méthode est efficace parce que le centre de gravité reste très bas, et en plus elle ne demande pas trop d’énergie.

bouee

Même si au Royaume-Uni la pratique du kayak de mer n’est pas soumise à une règlementation, nous aurons notre équipement conforme à la règlementation française pour naviguer jusqu’à 6 milles d’un abri.

Conclusion

On a mis ce qu’il faut en place pour gérer une situation de récupération ou de sauvetage, mais pour minimiser le risque de survenue d’une situation délicate, nous privilégions les moyens d’obtenir des informations précises pour bien préparer nos navigations. Nous remercions particulièrement Peter Bisset, ainsi que Guy & Véro.

(*) Ré-embarquer seul à bord à l’aide flotteur ou paddle float (24 janvier 2014)
(**) Heel Hook Paddle Float Self Rescue : DVD Volume 2 de Gordon Brown ; article illustré dans SeaKayaker ; démonstration en vidéo

A suivre :
Destination Scotland (4) : le retour… 😉


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