Sardaigne Est (3) : de Cala Gonone à Santa Maria Navarrese

Voici la suite du parcours, de Santa Lucia à Santa Maria Navarrese, avec cette 2ème partie, à partir de Cala Gonone.

Ce parcours explore le coeur du Golfe d’Orosei avec ses falaises et ses plages de toute beauté…

Cala Gonone

Cala Gonone est le petit port qui permet aux visiteurs d’embarquer pour le Golfe d’Orosei. Ce golfe, qui aligne une succession de plages magnifiques et quelques grottes dans ses immenses falaises, est un haut lieu touristique. De nombreux stands attendent le public pour proposer des sorties en bateau incluant la visite des grottes et des plages.

Pour nous c’est l’occasion de refaire notre stock d’eau, avec lequel il nous faudra tenir jusqu’à Santa Maria Navarrese. Il fait chaud et il faut compter au moins 3 litres/jour/personne, tout compris, boisson et cuisine. Une petite plage attenante au port permet de débarquer, elle se situe juste en dessous des wc publics. L’accès, gardé et payant, et fermé le midi, nous permet de remplir nos vaches à eau.

La grotte Bue marino

Après cette rapide escale, nous commençons à longer cette côte tant convoitée. Rapidement on arrive à la fameuse grotte Bue marino, l’accès se fait par la mer mais la grotte est terrestre. Longue de plusieurs centaines de mètres, la visite payante et guidée est incluse dans l’accès en bateau depuis Cala Gonone. Un ponton spécial permet à ceux qui arrivent par leurs propres moyens de débarquer, dans ce cas se renseigner au préalable à Cala Gonone sur les horaires de visite.

Grotte Bue marino

Peu après nous trouvons une jolie petite plage, comme faite pour deux kayaks, idéale pour notre pause de midi !

Petite crique sableuse de rêve

Cala di luna

Cala di Luna est une longue plage qui aligne sept grottes ! Ces grottes offrent de l’ombre, elles sont colmatées par de l’argile qui en bouche leur fond, sauf celle située la plus au nord qui se poursuit en boyau sur une bonne centaine de mètres. Pour la visiter, prévoir une lampe.

Cala di Luna

Dès 11h ces plages se remplissent, les bateaux de visite des falaises et des grottes y débarquent de nombreux touristes.

Nous poursuivons sur une portion sublime, entre Cala di Luna et Cala Sisine. Les splendides falaises calcaires abritent des faucons d’Eléonore qui se fondent dans les couleurs ocre et noire des parois rocheuses.Petit kayak au pied d’immenses falaises

Cala Sisine

Cette grande plage de galets est moins fréquentée que les autres plages, qui elles sont sableuses. Les bateaux doivent s’amarrer une centaine de mètres en arrière d’une zone délimitée par des bouées.

Cala Sisine

La plage Cala Sisine sur laquelle le bivouac est autorisé, est l’accès à la mer d’un long vallon, d’une dizaine de kms, parcouru par une piste qu’empruntent les randonneurs à pied ou en VTT. Un restaurant camping et gite y est installé. Une petite ballade dans ce vallon fascinant s’impose, la piste parcourt le lit de la rivière à sec, bordée de lauriers roses en fleur, on y entend le hibou petit-duc le soir venu.

Vers le sud du Golfe d’Orosei

Plage nichée sous la falaise

En continuant vers le sud, on pensait trouver plus de calme mais les plages sont occupées par les touristes venus par bateau de Santa Maria Navarrese !

Un peu avant la derrière plage, Cala Goloritze, nous faisons notre pause sur une petite plage sous une falaise qui nous offre l’ombre d’une petite grotte. Des bateaux de visite touristique se succèdent pour y jeter l’ancre, et aussi leurs passagers le temps d’une baignade !

Cala dei Gabbiani

On ne s’attarde pas car une grosse partie nous attend encore, le majestueux Capo di Monte Santu.

Capo di Monte Santu

Un cap immense

Sur le cap, seul Porto Quao permet une escale, et même un bivouac si nécessaire.

Porto Quao, bien abrité et à l’ombre

Juste au nord de la Punta Pedra longa, une belle plage nous attire, une rangée de lauriers rose la borde au fond. Des chèvres férales font leur apparition au-dessus de la plage en soirée, tout en gardant leur distance. La houle monte un peu et nous oblige à hisser nos kayaks sur la grève.

Spiaggia Forrola, en fond le cap d’Arbatax

Elle cache une source qui va nous permettre de refaire notre plein d’eau et d’éviter d’aller jusqu’à Santa Maria Navarrese. Nous prenons cette décision car nous constatons que plus les jours passent, plus la fréquentation touristique augmente. En effet, les jours s’avancent en juin et la température monte aussi. Il est temps pour nous de faire demi-tour et de retourner à notre point de départ, Santa Lucia.

Conclusion

Il nous aura fallu 8 jours pour faire cet aller-retour, à raison de 10 milles/jour. Il ne faut pas compter plus pour prendre le temps d’admirer et de se baigner.

Au retour la météo est plus ensoleillée et plus chaude, les lumières et les points de vue différents. Nous maîtrisons le parcours, avec ses haltes et ses bivouacs, et nous nous régalons tôt le matin en rasant les falaises et les plages encore désertes.

Il est possible de faire l’itinéraire de Olbia à Arbatax, et de prendre un ferry à Arbatax pour remonter. Mais cela n’est possible qu’en juillet, août, septembre, et là on vous déconseille la zone !

A suivre :
Sardaigne Est (4) : les aspects pratiques…

 

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